Que puis-je faire pour arrêter les jeux vidéo?

Voici quelques-unes des mesures que nous avons prises et qui nous ont le plus aidés lorsque nous avons commençé à vivre sans jeux vidéo. Nous les considérons comme une base pour arrêter de jouer aux jeux vidéo.

S’abstenir de jouer, un jour à la fois

Nos tentatives de modération passées ayant échouées, nous avons accepté l’abstinence comme base de notre solution, un jour à la fois ou même une heure à la fois.

Notre priorité absolue est de ne pas commencer un premier jeu d’ici la fin de la journée. Nous nous rappelons qu’il n’y a pas de problème qui ne puisse être aggravé par un retour au jeu compulsif.

Assister à des réunions

Nous sommes venus à des réunions, nous nous sommes présentés, nous avons écoutés et nous avons posé des questions. Nous avons essayé certaines des suggestions formulées par les personnes qui ont réussi à se libérer des jeux.

Nous pouvons faire ensemble ce que nous ne pouvons pas faire seuls. À la place de notre ancienne vie sociale en ligne, nous avons construit une nouvelle vie sociale basée sur des amitiés avec des personnes qui nous comprennent et nous soutiennent dans notre rétablissement. En consacrant au rétablissement une fraction du temps seulement que nous passions à jouer, nous en retirons de nombreux bienfaits. Une réunion ne prend qu’une heure ou deux de la journée et, en retour, nous bénéficions de vingt-quatre heures de vie sans jeu. Certains membres s’engagent à participer à quatre-vingt-dix réunions au cours de leurs quatre-vingt-dix premiers jours.

Demander d’aide

Nous avons parlé de nos difficultés, acceptés de l’aide et fait connaissance avec d’autres personnes qui travaillent sur les mêmes sujets.

Nous devons surmonter notre aversion à demander de l’aide. Trouver de la force et du soutien en dehors de nous-mêmes est essentiel pour sortir de nos vieilles habitudes autodestructrices et adopter un nouveau mode de vie sans jeu. Comme nous nous mettons à ressembler à ceux dont nous nous entourons, nous nous faisons des amis qui ont le genre de vie et d’attitude que nous souhaitons pour nous-mêmes. Nous sortons de l’égoïsme en nous aidant et en nous soutenant généreusement les uns les autres sur la voie du rétablissement.

Écouter les histoires des autres

Nous avons lu et écouté les histoires des autres membres. Nous essayons de nous identifier plutôt que de nous comparer.

Avoir un parrain / une marraine

Nous avons trouvé quelqu’un qui a réussi à rester loin des jeux vidéo depuis longtemps et nous avons appris de lui ou d’elle. Lorsqu’un membre de longue date travaille avec un nouveau membre, nous appelons cela un « parrainage », un maillon essentiel de la chaîne qui permet à un joueur dépendant d’en aider un autre et de lui transmettre notre programme de rétablissement.

Le programme de GAA comprend un éventail d’outils, incluant les réunions, le réseau de soutien mutuel, le partage d’expérience, de force et d’espoir, le parrainage, le service, la littérature, les slogans, la mise à l’abri des tentations, la célébration du temps sans jeu et les Douze Étapes. Chaque membre est libre de choisir les outils qu’il ou elle est prêt(e) à essayer, à son propre rythme, sans pression de la part des autres.

Voici quelques approches supplémentaires que nous avons trouvées utiles.

  • Nous avons gardé en mémoire la douleur et les problèmes liés à nos dernières périodes de jeu compulsif, afin d’associer le jeu aux conséquences qu’il entraîne.
  • Nous avons fait face aux symptômes de sevrage, sachant qu’ils disparaissent avec le temps.
  • Nous avons gardé une liste écrite d’activités constructives à portée de main, à utiliser lorsque l’envie de jouer bloque mentalement les autres options.
  • Nous nous sommes accordé des moments de détente, de l’exercice physique et beaucoup de repos.

Parrainage

En sortant des jeux, nous constatons que nous rencontrons tous les mêmes problèmes. C’est comme si nous tombions sur un champ de mines. Il est si facile de retomber dans le jeu. Un parrain est quelqu’un que nous voyons de l’autre côté du champ de mines, quelqu’un qui est prêt à nous dire : « Hé, j’ai fait un pas là et là, et j’ai évité ça ». Un parrain ou une marraine partage son expérience sur le chemin difficile qui mène de la dépendance active au rétablissement. Il vous écoute, essaie de vous comprendre, vous fait part de toute expérience pertinente susceptible de vous aider et vous fait des suggestions.

Trouver un parrain peut prendre un certain temps, c’est pourquoi il est important d’avoir un bon soutien en attendant. Nous vous conseillons d’assister aux réunions, de nouer des liens, de discuter avant et après la réunion, de demander des numéros de téléphone et des emails et d’utiliser ces numéros de téléphones et ces emails. Pendant que vous cherchez un parrain, vous pouvez demander à quelqu’un de vous parrainer temporairement.

Recherchez des personnes que vous jugez dignes de confiance et qui mènent le genre de vie que vous souhaitez. Choisissez quelqu’un qui a réussi à ne pas jouer pendant au moins six mois. Veillez à éviter les conflits d’intérêts, par exemple avec des membres de votre famille ou des collègues de travail, et plus particulièrement lorsque des relations amoureuses pourraient se développer…

Lorsque vous avez trouvé quelqu’un, demandez à lui parler. Faites-lui votre demande. La voix de la dépendance s’oppose bec et ongles à cette étape, mais ne la laissez pas vous arrêter. Comme nous tous, vous méritez d’être soutenu et guidé dans votre rétablissement.

Commencez par énoncer chacun vos attentes en matière de parrainage et voyez si vous êtes bien assortis. Il existe souvent des différences qui peuvent devenir très gênantes si elles ne sont pas exprimées. Si un parrainage pose problème, cherchez-en un autre. Il se peut que vous deviez discuter avec plusieurs personnes avant de trouver un parrainage qui fonctionne bien.

Comme notre fraternité n’a pas de règles, le parrainage dépend entièrement des deux personnes impliquées. Mais nous faisons quelques suggestions pour vous aider à naviguer dans ce processus.

Le parrain a plus de temps dans le rétablissement que le filleul et il aide en partageant son expérience personnelle et en faisant des suggestions. En outre, le parrain a généralement suivi ou suit les douze étapes de GAA.

Notre association suggère fortement que vous trouviez un parrain ou une marraine qui ait également un parrain ou une marraine. Le parrainage est le principal moyen de transmission du programme d’une personne à l’autre.

Parfois, cela peut prendre un certain temps avant de trouver un parrain ou une marraine qui corresponde à vos attentes. Nous avons quelques nouveaux membres qui sont prêts à devenir des parrains temporaires pendant que vous continuez à chercher. Nous recommandons qu’un parrain temporaire ait un parrain. qui pense qu’il est prêt à parrainer, qu’il ait assisté à de nombreuses réunions, qu’il soit resté à l’écart des jeux pendant au moins deux mois et qu’il ait fait des progrès dans les premières étapes. Il ou elle doit également vous encourager à continuer à chercher un membre plus expérimenté comme parrain ou marraine.

Un compagnon de rétablissement peut être n’importe quelle personne qui se rétablit de la dépendance au jeu et qui est prête à vous laisser la contacter individuellement pour parler de ce qui se passe dans votre vie et dans votre rétablissement.

Aucun d’entre nous n’est capable de se voir soi-même et de voir son rétablissement aussi clairement que les dépendants en rétablissement qui nous entourent. Nous vous recommandons donc d’obtenir l’avis de votre parrain à ce sujet. Si votre parrain vous suggère d’envisager de devenir parrain, vous êtes probablement prêt et constaterez probablement que le fait d’embaucher quelqu’un comme filleul (même si ce n’est que sur une base temporaire) contribuera à votre rétablissement. Si votre parrain vous met en garde contre le fait de devenir parrain, il est probablement préférable d’attendre.

Alors que la plupart des gens sont capables de fixer des saines limites à leur durée de jeu lorsqu’ils sont correctement motivés, le nœud de l’addiction aux jeux est que la personne qui en souffre est incapable de se limiter, de contrôler sa durée de jeu ou d’arrêter efficacement de jouer, même lorsqu’elle est très motivée, de sorte que les problèmes qui en résultent s’aggravent avec le temps jusqu’à atteindre des niveaux d’autodestruction paralysants. La modération étant, par définition, hors de portée d’un joueur dépendant, la seule alternative à cette spirale incontrôlable est l’abstinence totale.

Il est essentiel pour nous de rechercher l’abstinence un seul jour à la fois. Chaque jour, nous donnons la priorité au fait de ne pas commencer à jouer et nous faisons tout ce qu’il faut pour y parvenir.

La caractéristique la plus puissante de notre programme est la capacité d’un joueur dépendant à communiquer avec un autre, à se comprendre pleinement, à se sentir accepté et à ne pas se juger, et à partager notre expérience collective. La plupart d’entre nous ont été incapables de briser le formidable déni de la dépendance jusqu’à ce qu’ils entrent en contact avec un compagnon d’infortune en voie de rétablissement. Chacun d’entre nous n’a pas besoin de passer des dizaines d’années à trouver la voie par essais et erreurs. Nous apprenons de ceux qui nous ont précédés. Nous partageons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, et nous nous encourageons, nous nous guidons et nous nous soutenons mutuellement tout au long du chemin.

Beaucoup d’entre nous encouragent la pratique des Douze Étapes pour trouver de la force et de sains principes nécessaires au rétablissement de la folie de la dépendance. Nous encourageons nos membres à rechercher un « parrainage », c’est-à-dire une relation individuelle avec un autre membre qui a atteint le type de rétablissement, de tranquillité d’esprit et de santé qu’ils souhaitent pour eux-mêmes.

Peu de nos membres vivent suffisamment près les uns des autres pour se rencontrer. Nous vivons dans de nombreuses villes de différents pays du monde. La plupart d’entre nous dépendent du téléphone et de l’internet pour communiquer les uns avec les autres.

Au fil du temps notre communauté continue de s’agrandir de sorte qu’un plus grand nombre d’entre nous sont en mesure de se rencontrer physiquement. Chacun d’entre nous peut jouer un rôle dans cette croissance en faisant connaître l’association GAA autour de soi. Pour en savoir plus sur la façon de développer votre communauté locale, lisez Comment créer un groupe et contacter d’autres personnes sur la page Liste des groupes locaux.

Entre-temps, nous établissons des contacts lors de réunions vocales ou visio et nous nous parlons au téléphone et sur l’internet.

Nous trouvons que le contact en présentiel est extrêmement précieux. Jusqu’à ce qu’une réunion locale de GAA soit disponible pour vous, nous vous recommandons d’assister à des réunions locales d’autres associations comme les AA et les NA. Pour plus d’informations, lisez Assister à des réunions d’autres associations

Il est difficile de sortir de notre isolement en tant que joueur et de réduire notre tendance à établir des relations avec les autres uniquement via l’ordinateur. Il peut être un peu effrayant d’imaginer rencontrer des étrangers pour discuter des détails intimes de notre vie. Ceux d’entre nous qui ont traversé cette peur et franchi le pas peuvent difficilement dire à quel point leurs nouvelles amitiés avec d’autres personnes en rétablissement ont été précieuses. Nous vous encourageons à tenter votre chance et à découvrir les avantages d’avoir des amis qui sont passés par là et qui ont trouvé des solutions qui changent leur vie pour le mieux.

Les douze étapes de GAA

La base du rétablissement consiste en l’abstinence, à l’entraide mutuelle au sein de notre association et à l’essai des suggestions de ceux qui ont obtenu les résultats que nous souhaitons pour nous-même. L’une d’entre elles, très répandue, consiste à commencer à travailler les Douze Étapes avec un parrain.

Chacun d’entre nous est libre d’essayer ou d’ignorer les suggestions du programme et des autres membres. Bien que le travail des étapes ne soit pas obligatoire, nous avons constaté que les membres qui s’y adonnent restent loin des jeux vidéo sur le long terme et obtiennent des résultats positifs. Nous vous suggérons de demander à votre parrain et à vos amis du programme de vous partager leur expérience de rétablissement.